COCKX PhilibertSon oeuvreSon œuvre On remarque dés ses débuts un fort tempérament. Des réalisations, hardiment bâties, d'un trait sûr et parfaitement équilibré, et déjà accompagnées de couleurs d'un éclat superbe, car en réalité Philibert COCKX évolue en véritable coloriste. Les toiles à cette époque sont encore empreintes d'impressionnisme finissant. La couleur noire, inspirée des œuvres d'Oleffe et déjà présente et utilisée de façon pertinente. Ses premières toiles datent de 1904. Sa signature : Une tenaille et un marteau entrecrosés. Le sujet, afin d'en exprimer toute son émotion et sa poésie, est longtemps observé puis repensé, mais avant de trouver sa place sur la toile, dans une deuxième phase, l'acte de création débute réellement sous ses mains, lentement, à la naissance de la pâte, riche matière, comme les anciens maîtres flamands. Philibert COCKX crée et prépare, tout au long de sa vie, ses huiles, et ses teintes aux pigments naturels ; pour lui c'est assurément l'essence de la création. Entre Ensor et Wouters, à la manière Cézannienne, il exprime ses dons, dans la solitude de son vieux chemin de Karmerdelle, l'un des plus beaux coins d'Uccle, loin du tumulte de Bruxelles, et comme il aime à dire «Pourquoi voyager, j'ai là tout l'univers devant moi ».
Après la première Guerre Mondiale, sa palette s'assombrit et son art évolue vers un expressionisme personnel. Il traite le portrait, le nu, les marines, les scènes de genres, paysages, natures mortes, fleurs, et intérieurs, et de temps en temps la gravure : Il pratique aisément le travail au couteau, l'huile sur panneau, sur bois, sur toile, l'aquarelle, mais aussi le dessin à l'encre de chine, le pastel, le lavis, le crayon sur papier e.a. Philibert COCKX, tout au long de sa vie, cheminera dans son art, loin des chapelles, des contraintes du marché, des marchands d'art, et des théories artistiques à la mode. Il n'acceptera aucune exposition personnelle. Article ajouté le 2007-11-15 , consulté 82 fois CommentairesLiensRetour aux articles |